Quelle ville pour demain ?

 

La Cité internationale de la bande dessinée, partenaire de la ville d’Angoulême, nous donnait rendez-vous pendant le FIBD 2022 pour découvrir l’exposition Ville d’après, où 18 artistes internationaux présentaient à travers leurs planches leur vision de la ville de demain, dans le monde « post-covid ». Le concours souhaitait stimuler toutes les utopies et faire appel à toutes les sensibilités et les cultures du monde pour imaginer de nouveaux futurs pour les villes.

Présentée dans le cadre du réseau des villes créatives de L’UNESCO, cette exposition est le fruit du concours international à l’initiative de la ville d’Angoulême diffusé auprès des villes créatives littératures et des villes jumelées avec Angoulême.

Ce travail artistique collectif a par ailleurs été accompagné d’une analyse scientifique réalisée par l’École urbaine de Lyon, dans le cadre de son projet interdisciplinaire expérimental de recherche, de formation doctorale et de valorisation des savoirs scientifiques, et de son ambition d’innover en constituant un domaine nouveau de connaissance et d’expertise : l’urbain anthropocène.

Le jury international s’est réuni le 13 janvier 2022, et a finalement désigné la québecoise Brigitte Archambault comme lauréate du concours, et récompensé Lóa Hjálmtýsdottir par le prix spécial du jury. Elles ont toutes deux été invitées à Angoulême pour le festival, et félicitées par Xavier Bonnefont, Maire d’Angoulême, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition.

 

Témoignage :

Brigitte Archambault

« Lorsque j’ai pris connaissance de ce concours, je n’ai pas hésité. Le ou la lauréat(e) aurait la chance de voir ses planches présentées dans une exposition, et peut-être aussi, se voir inviter à Angoulême lors du prochain Festival International de la Bande Dessinée. J’ai toujours rêvé de prendre part à cet évènement.

Mais avant tout, le thème du concours m’interpelait : créer une œuvre de deux planches présentant une vision utopique de la ville d’après Covid, ayant comme point d’ancrage la ville de Québec. J’aborde le thème sous un angle pessimiste.Je me suis imaginé un futur proche, où un nouveau virus ferait son apparition. La ville est désertée par la peur. Seuls les itinérants de la ville y flânent. J’ai voulu dépeindre l’impuissance de ces gens sans voix dans un contexte pandémique.

Nous devons réfléchir à notre futur urbain. Doit-on exister chacun pour soi et vivre dans l’ignorance de l’autre ? Les prochaines années seront cruciales concernant les décisions à prendre quant au devenir de nos villes puisque nous ne sommes plus à l’abri de nouvelles pandémies. »